Plongée sensorielle au marché aux fleurs de Calcutta qui regorge de vie et de couleurs. On vous raconte en photos.

Longeant la voie de chemin de fer, le marché aux fleurs de Calcutta offre un spectacle exceptionnel souvent peu connu des agences de tourisme . Ce marché est considéré comme l’un des plus grands d’Inde, et pour cause : des tonnes de fleurs y sont vendues quotidiennement, de jour comme de nuit.

Jasmins, roses, hibiscus, œillets… Des tas colorés jonchent les rues sales de cette petite niche où l’odeur de la pauvreté est un peu apaisée. Sous formes de boutons, de pétales, de bouquets, de colliers ou de guirlandes, toutes ces fleurs serviront d’offrandes aux divinités hindoues. Le Bengale offre des terres propices à la culture de fleurs, et compte ainsi quelques-unes des plus grandes plantations du pays. Au nord de la région se situe Darjeeling où s’étendent les vastes plantations de thé sur les pentes des montagnes pré-Himalayennes.

Portraits de vendeurs

L’artère principale du marché se dégage en plein air. Des abris de fortune la longent. Leurs propriétaires sont assis en position du lotus et trient des fleurs, les tissent, les pèsent. Des vingtaines d’hommes déambules portant sur leur tête d’énorme ballots emplis de fleurs. Les homologues portent sur leurs dos des dizaines de guirlandes de fleurs orangées, telle une cape.

Bousculade fleurie

Le Guide du Routard conseille d’éviter le marché « pendant la mousson, où ça devient un sport extrême. » Nous comprendrons rapidement… Derrière cette allée plutôt chaleureuse, le marché se prolonge entre les bicoques de tôles. De minces couloirs bondés convergent en de micros places. Couvertes par de larges bâches de plastique, la chaleur y est étouffante. Les vendeurs à la criée entonnent sans cesse la promotion de leurs fleurs. Les acheteurs grouillent dans tous les sens. Les senteurs parfumées se mélangent à l’odeur de la crasse. Les bâches de couleurs donnent une teinte jaunâtre à la scène. Difficile de se frayer un chemin à travers ce bouillonnement de vie. Loin des quartiers touristiques, le marché aux fleurs offre une immersion dans une cohue fleurie, où la beauté flirte avec la saleté.

Le quartier Howrad

Le marché est surplombé par le pont Howrad, symbole de la ville. Ce monstre métalique a un petit air de Tour Eiffel. Long de 450 mètres, il vibre quotidiennement sous les pas de millions de personne, tuk-tuk, charettes et voitures. Ce pont, peu intéressant en soi, est sidérant par les vies et scènes inattendues qu’il relie.

Le pont Howrad surplombant le marché

En s’éloignant de quelques mètres seulement on découvre les ghats, envolée de marches qui tombent dans une rivière. Ce lieu dévoile une poésie singulière et paisible en contraste avec l’effervescence que nous venons de vivre. C’est ici qu’on lieux les abulitions quotidiennes. Les hindous se lavent, se purifient, dans la rivière Hooghly dont les eaux sont mêlées à celles du Gange et leur donnent un caractère sacré.

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