Montée à bord de notre quotidien durant notre virée au PLC ! Les semaines se sont enchaînées sans se ressembler. Chaque jour, une nouvelle découverte. Attention levé 6h…

« A 5h30, le jour se lève déjà »

Durant tout notre séjour à Calcutta, nous logeons dans un appartement de PACE situé dans les quartiers sud. Perché en haut d’un grand immeuble, nous avons une vue irréprochable sur la ville qui ne dort jamais. A 5h30 le jour se lève déjà. Le bruit des klaxons n’a pas cessé de la nuit. On sort du lit (plus difficilement pour certaintes…), on siffle un café et on part pour une nouvelle journée ! Dès que l’on met un pied dehors, la moiteur de la mousson se fait ressentir. Après 10 min de marche, nous arrivons à la gare. Là-bas, on embarque direction Piyali. Nos abonnements nous ont coûté 5€… et sont valables 6 ans ! Le trains sont bondés et sans aucune sécurité. Des wagons sont réservés aux femmes, ils se composent seulement de bancs de bois où une dizaine de passagères s’entassent. Abord, on retrouve les professeures, on admire les paysages du Bengale rural et les saris colorés. Une fois à Piyali, on prends le bus de l’école pour aller au PLC. Arrivées, les élèves sont réunies dans la salle commune et la journée commence vraiment.

Le journée commence

La première partie de la matinée, nous nous occupons des maternelles, seulement présentes PLC durant le matin. L’enseignement majeur est l’anglais. Les filles, à cet âge-là, ne maîtrisent que le bengali. On en profite aussi pour faire des comptines ou de petits jeux. S’enchaînent les classes de primaire et des niveaux collège où le dialogue est plus simple à établir. On alterne entre cours académiques classiques et des cours spéciaux sur nos différentes cultures dont les filles sont toutes aussi curieuses que nous. Elles sont toujours excitées par notre présence en classe, où nous sommes reçues à coup de « DIDI SIT HERE PLEASE! » (« Grande soeur assieds-toi là s’il te plait »). L’enseignement se fait principalement en anglais, mais l’apprentissage de la littérature bengalie est également au programme.

Une petite pause s’impose !

Une courte pause se fait à midi. Nous déjeunons avec les professeures. Il faut savoir que les repas offerts par le PLC sont faits sur place par des femmes du village salariées. Ils assurent également des repas nourrissants pour les élèves. Le petit-déjeuner et le goûter sont aussi fournis par l’école. Au menu : plats bengalis… dont nous avons malheureusement du mal à différencier les saveurs tant ils sont épicés pour nous (!) On retrouve, presque tous les jours, du dal avec du riz.

Les cours s’enchainent

Le PLC met tout à disposition des élèves : uniformes, sacs à dos, livres et matériel scolaire. Une bibliothèque, une salle informatique et un laboratoire ont également vu le jour dans l’enceinte de l’école. Tous les matins, les professeures inspectent ongles et cheveux des élèves. L’hygiène est primordial et c’est aussi un moyen de détecter quelconques traces de violences physiques dont pourraient être sujettes les élèves. Durant l’après-midi, nous sommes plutôt auprès des collégiennes et lycéennes, avec lesquelles nous avons tissé une véritable relation de complicité. Histoire, géographique, anglais, bengali, arts, yoga, les cours s’enchainent (on évite bien-sûr les cours de sciences… ceux qui nous connaissent comprennent pourquoi). Jours après jours, les élèves nous impressionnent d’avantage par leur maturité et leur soif d’apprendre.

Place aux activités extra-scolaires

Arrive l’heure de « l’after school ». Danse traditionnelle bengalie, danse bollywood, foot, jeux d’équipes, musique, chant, couture, broderie… C’est aussi l’heure des « life skills » (les compétences de la vie) où on parle développement social, culturel et nutritionnel. Les filles montent des projets locaux, l’école les incite à devenir de véritables leaders de leur communauté. Nous avons animé des discussions sur la place de la femme dans la société, l’importance des études ou les droits des femmes en Inde et France. Ces échanges étaient formidables et très enrichissants, aussi bien pour les élèves que pour nous. Sonne l’heure du goûter et de rentrer. On monte dans le bus, ou sur des « mobi-charettes » quand il ne fonctionne pas, pour rejoindre la gare.

De retour : fatiguées mais heureuses

La nuit tombe à 18h, quand on arrive à Calcutta. On s’arrête sur le chemin de l’appartement pour faire quelques courses dans une superette. On rentre enfin, fatiguées mais heureuses. Arrivées, on part à la chasse aux lézards qui nichent dans la salle de bain. Une petite douche, à l’eau froid, dîner et dodo ! On dîne, souvent pareil que le midi (mais avec des chapati quand c’est exceptionnel)…. sauf quand notre corps est trop en manque de fromage et on craque pour des pizzas Dominos (oui désolé, on confesse) ! On prends le temps de rédiger les lettres des correspondances épistolaires que nous avons avec quelques élèves avant de tomber de sommeil.

Demain, on recommence….

Pour écouter les élèves sur leur quotidien de femmes de Piyali c’est ici.
Gardez vos écouteurs de branchés ! Pour entendre les héroines de cette école vous expliquez leur métier d’enseignante c’est !