Rencontrez les femmes qui oeuvrent tous les jours pour émanciper les jeunes filles de Piyali. Celles qui sont à l’origine des changements sociétaux que vit le village. Celles qui consacrent leur vie à l’éducation.

Ecoutez les :

« Quand je la vois, ça me rend si fière ! »

Sweeta Patra est professeure depuis plusieurs années au PLC. Elle se rappelle son entretien d’embauche : « On m’a dit : « En rejoignant le PLC, tu ne seras pas seulement une professeure mais tout commme une mère pour ces élèves. » Depuis ce jour, cette phrase a fait son cheminement dans ma tête. Et oui, je dois les traiter comme si elles étaient mes enfants. »

Elle se souvient de ses premiers temps où tous les matins les professeures devaient aller prendre par la main les écolières chez elles pour les conduire à l’école. A l’époque, après le Puja break [ndlr : équivalent de nos vacances d’été] beaucoup de lycéennes ne revennaient pas à l’école. Elles avaient été mariées pendant les vacances.

Quand nos élèves s’adressent à leur communauté, leur voisionnage, elles leur font comprendre l’importance de l’éducation.

Sweeta patra, professeure au plc

Une dizaine d’années plus tard, le centre est maintenant obligé de refuser des inscriptions par manque de places. Shanti était présente aux débuts de l’association. Elle se réjouit à présent de pouvoir offrir aux élèves un cadre stable et équipé. Alors que l’école se suffisait d’un toit de tôle et d’un sol en terre battue, l’établissement propose à présent une salle informatique, des labortoires et une cafétaria. Sa plus grande fierté ? Dolone. L’une des premières élèves de PLC, qui y est à présent professeure : « Quand je la vois, ça me rend si fière ! »

Pour écouter les élèves c’est par ici.